Conférence-Spectacle · Mascarade

CHANGE!

Le guide complet du spectacle

Improviser le changement en entreprise — en faisant rire d'abord.
Ce soir, Thomas tient le bouton. Et le public a armé la bombe.

1h15 de durée
6 séquences
4 piliers
CHANGE! possibles
Explorer le spectacle

Le rire est
le meilleur vecteur pédagogique.

CHANGE! n'est pas une conférence sur le changement. C'est un spectacle. La différence est fondamentale : les gens apprennent 10 fois mieux quand ils rient. Chaque séquence a un potentiel comique précis — identifié, travaillé, exploité. La pédagogie arrive en douce, dans le rire.

Thomas ne "parle pas du changement" — il improvise dedans, en direct, sous la pression de son propre bouton. Le mécanisme du bouton physique ne sert pas qu'à illustrer le concept : il crée les situations absurdes, inconfortables et drôles qui font que le public ressent ce dont on parle avant de l'analyser. Thomas décide quand il appuie — mais il ne sait jamais ce qui va s'afficher.

Règle d'or : si une séquence ne fait pas rire, c'est qu'elle n'est pas encore assez vraie. Le rire naît de la reconnaissance d'une vérité inconfortable. La réunion du lundi, le collègue qui bloque tout, le post-mortem qui cherche un coupable — tout le monde a déjà vécu ça. Thomas le joue avec une précision et un excès qui libèrent.

01

Lâcher-prise

Se libérer de ses croyances et schémas automatiques. La zone de confort est un piège — elle ne protège pas, elle immobilise.

Séquence 5
02

Dire OUI

Accepter l'imprévu sans résistance. Le "Oui, et..." construit. Le "Oui, mais..." détruit. Chaque non arrête l'histoire.

Séquence 2
03

Appréhender l'échec

L'échec n'existe pas — c'est une partie de l'histoire. Transformer le post-mortem en "qu'est-ce que ça nous a appris ?" change tout.

Séquence 4
04

Écouter

Sans écoute, on ne construit que sa propre histoire. L'écoute active est la compétence la plus sous-estimée — et la plus puissante — en entreprise.

Séquence 3

75 minutes,
minute par minute

ÉCRITMonologue structuré
IMPROVISÉCatégorie d'impro
MIXTEÉcrit + improvisé

Rôle du régisseur pendant le show

Le régisseur suit le spectacle depuis change-show.fr/regie.html et intervient à 4 moments clés :

  • 0:15 — Active la séquence « Réunion » (début Séq. 02)
  • 0:30 — Bascule sur « Histoire » (début Séq. 03)
  • 0:45 — Bascule sur « Rebond » (début Séq. 04)
  • 0:58 — Bascule sur « Expert » (début Séq. 05)

Il surveille aussi le stock de réponses restantes par séquence et peut prévenir Thomas via un signal si le stock est bas.

Minuteur de répétition
75:00
Séquence actuelle : —

Dispositif
interactif

Une app web (change-show.fr) tourne en parallèle du spectacle. Le public alimente les séquences avant le show — Thomas découvre leurs réponses pendant, en direct, via un bouton physique.

📱

Le Public

Avant le spectacle, un QR code est projeté. Les spectateurs scannent et accèdent à change-show.fr : un questionnaire de 6 questions (3 mots max par réponse). Réponses rapides, instinct — pas de réflexion.

QR code projeté 15-20 min avant le show
Ouvrir le questionnaire →
🎛️

Le Régisseur

Sur change-show.fr/regie.html : 4 boutons de séquence (Réunion, Histoire, Rebond, Expert), un chronomètre, et un feed live des réponses disponibles. Il change la séquence active au bon moment et surveille le stock de réponses restantes.

Suit le spectacle en temps réel
Ouvrir la régie →
🎭

Thomas (scène)

Sur change-show.fr/show.html : un écran face à lui affiche en grand la réponse tirée, le badge de la séquence active, et les stats. Thomas a un bouton physique (Raspberry Pi Pico W) — chaque appui tire aléatoirement une réponse inutilisée de la séquence en cours.

Surprise totale → réaction authentique = comique
Ouvrir l'écran scène →

Les 4 séquences du questionnaire

Réunion (Séq. 02)

  • « Citez 3 mots qui décrivent une réunion parfaite »
  • « Quel est le pire collègue que vous ayez jamais eu ? »

Histoire (Séq. 03)

  • « Quel est le moment le plus bizarre que vous ayez vécu au travail ? »

Rebond (Séq. 04)

  • « Citez un imprévu récent qui vous a obligé à tout changer »
  • « Quelle est votre excuse préférée quand quelque chose rate ? »

Expert (Séq. 05)

  • « Dans quel domaine êtes-vous l'expert inattendu du bureau ? »

Les 6 séquences

Chaque séquence contient un bloc POTENTIEL COMIQUE — les mécanismes de rire identifiés, les vannes à construire, les situations à exploiter.

00 IMPROVISÉ 0:00 – 0:08 8 min

Ouverture Bomb

La Première Seconde

Catégorie d'improvisation

"LA PREMIÈRE SECONDE"

Thomas entre en scène et commence une scène du quotidien — banale, familière, presque ennuyeuse. Le lundi matin d'un employé lambda : café à la machine Nespresso qui prend éternellement, mails "Pour info" lus à voix basse, collègues imaginaires salués avec la chaleur d'une poignée de main de direction générale.

Au bout d'une minute, Thomas sort son bouton physique et appuie pour la première fois — sans prévenir, sans explication. Un mot du public apparaît sur l'écran. Thomas l'intègre immédiatement dans la scène. La salle voit. Comprend par le corps. La mécanique se révèle par l'action, pas par la règle.

Après 2-3 appuis, Thomas brise le 4ème mur : "Ah. Vous commencez à comprendre." — et seulement là il nomme officiellement le dispositif. Le public l'a déjà vu fonctionner : il l'a donc vraiment intégré.

Le teaser du dispositif : Thomas montre le bouton et explique : "Tout à l'heure, vous avez rempli un questionnaire. Vous avez donné vos mots. Trois mots chacun. Vous ne savez pas encore ce que j'en ferai. Moi non plus. Ils sont là-dedans." [Il montre le bouton.] "Et à chaque fois que j'appuie — un de VOS mots apparaît. Vous avez armé la bombe. Moi, je suis dessus. Et c'est moi qui décide quand elle explose." Ce teaser crée une tension délicieuse : le public sait qu'il a contribué, mais ne sait pas quand ni comment ses mots vont surgir.

Message central
"Le changement ne prévient pas. On s'adapte ou on subit."
Inputs à demander au public
Aucun — Thomas commence seul. Le public découvre les règles en observant.
Mécanisme du bouton — Installation

Actif dès la 1ère minute. Thomas appuie sur le bouton au moment le plus banal possible — en pleine scène de routine matinale. L'interruption brutale par un mot du public sur l'écran crée l'effet de surprise. Après 2-3 appuis organiques, Thomas nomme la règle à voix haute. Ordre impératif : démonstration d'abord, explication ensuite. C'est Thomas qui contrôle le rythme — il décide quand il s'impose une nouvelle contrainte.

😂

Potentiel Comique

Ce qui va forcément faire rire
  • La scène de lundi matin est archétypale : Nespresso, mails "Pour info", le "Bonjour à tous" en réunion Teams avec la caméra éteinte. Chaque détail reconnu génère un rire de reconnaissance immédiat.
  • La disruption brutale du bouton au moment le plus banal crée un effet de surprise maximal. La scène la plus ordinaire interrompue par un mot imprévisible sur l'écran.
  • Après 3 appuis rapides, Thomas peut marquer une pause exaspérée — "D'accord. Je me suis fait ça à moi-même." — avant de repartir de plus belle.
Vannes et situations absurdes à exploiter
  • Jouer des personnages de plus en plus improbables après chaque appui — partir d'un comptable banal pour finir en cosmonaute vendant des assurances depuis la station spatiale.
  • À chaque appui, faire durer la transition une demi-seconde avec un regard vers le public avant de basculer — la salle adore ce micro-moment où Thomas accuse le coup.
  • Intégrer une phrase absurde mais concrète dans chaque personnage : "En tant que responsable RSE de la flotte de chariots élévateurs..."
Pièges comiques à tendre au public
  • Appuyer au moment le PLUS banal possible la première fois — en plein milieu d'un "Bonjour à tous" — la disruption absurde crée le premier rire sans qu'un mot ait été dit.
  • Après le premier appui, regarder le public avec un faux air de victime : "C'est vos mots ça, hein. C'est pas de ma faute." — rappeler que le public a contribué sans le savoir.
  • Appuyer au moment le plus dramatique de la scène : jouer la désolation théâtrale, puis rebondir avec le mot qui apparaît. L'auto-sabotage volontaire = comique garanti.
01 ÉCRIT 0:08 – 0:15 7 min

Intro Écrite

Et si on improvisait le changement ?

Monologue structuré — Guide du texte

Présentation + Règles du jeu

Bloc 1 — Identité (avec autodérision)

"Je suis Thomas Pons. J'ai passé dix ans à écrire des slogans pour des marques qui vendaient du changement. Du rebranding. Du pivot stratégique. De la transformation digitale. De l'upskilling — mot que j'ai utilisé 400 fois sans savoir exactement ce qu'il signifiait, mais avec une conviction totale."

"J'ai aussi contribué à Radio Nova. Ce qui m'a surtout appris que si vous avez une belle voix et l'air de savoir de quoi vous parlez, personne ne vérifie."

"Ensuite j'ai fait de l'improvisation théâtrale. Et là, quelque chose a changé. Pour de vrai. Pas dans les mots. Dans le corps. Dans le réflexe. Dans la capacité à ne pas paniquer quand le script s'envole."

Bloc 2 — Le problème (règle de 3 + chute)

"Les organisations ne souffrent pas d'un manque de stratégie. Elles ne souffrent pas d'un manque de PowerPoint. Elles souffrent d'un manque de capacité à agir dans l'incertain."

"On forme des gens à tout prévoir. À tout anticiper. À avoir un Plan A, un Plan B, et un Plan C au cas où. Ce que personne n'enseigne : que faire quand les plans A, B et C partent tous en fumée le jour J — et que la personne qui a fait les plans A, B et C est en arrêt maladie."

Bloc 3 — Ce soir (annonce des règles)

"Ce soir, je ne vais pas vous donner un framework. Je ne vais pas vous montrer une matrice 2x2. Je ne vais pas vous parler de l'agilité comme si c'était une révélation que j'avais eue sous la douche."

"Ce soir, on va vivre le changement. Ensemble. Maintenant. Sauf que le pouvoir absolu, c'est moi qui l'ai."

"Vous avez vu ce qui vient de se passer. Ce bouton — c'est mon arme et ma malédiction ce soir. À chaque moment improvisé, je peux appuyer. Et un de vos mots débarque. Je dois tout réinventer. Immédiatement. Sans filet. Sans exception. C'est moi qui décide quand — mais c'est vous qui avez choisi quoi."

"Et ce n'est pas tout. Avant de venir, vous avez rempli un questionnaire. Six questions. Trois mots maximum. Vos réponses sont déjà dans la machine." [Thomas montre le bouton physique.] "Chaque fois que j'appuie sur ce bouton, un de vos mots apparaît sur mon écran. Je ne sais pas lequel. Je ne sais pas de qui. Et je dois improviser avec — immédiatement. Vous avez déjà écrit une partie du spectacle. Vous ne savez juste pas encore laquelle."

"Ce soir vous n'êtes pas spectateurs. Vous êtes les auteurs. Et moi, je suis votre interprète sans filet."
Inputs à demander au public
Aucun — séquence écrite. Observation active du public.
😂

Potentiel Comique

Ce qui va forcément faire rire
  • L'autodérision sur le passé publicitaire est en or : "J'ai vendu du changement pendant 10 ans — c'était mon job. Et maintenant je vends... de l'improvisation. Donc au moins, j'ai changé de domaine."
  • L'accumulation des buzzwords (rebranding, upskilling, transformation digitale...) joués avec un enthousiasme croissant jusqu'à l'absurde : le public reconnaît ces mots qu'il entend chaque semaine et rit de cette reconnaissance.
  • La référence à Radio Nova : "On m'a laissé parler en public sans vérifier. C'est fondamentalement ce que je fais encore ce soir."
Vannes à intégrer (stand-up rhythm)
  • Règle de 3 sur les consultants : "Il y a trois types de personnes dans une conférence de changement. Ceux qui ont lu le livre. Ceux qui font semblant d'avoir lu le livre. Et ceux qui ont écrit le livre sans l'avoir testé. J'étais dans la troisième catégorie."
  • Chute sur la matrice 2x2 : "Je ne vais pas vous montrer une matrice 2x2 — parce que la vie ne rentre jamais dans une matrice 2x2, et si elle le fait, c'est que quelqu'un a triché sur les axes."
  • Auto-dérision finale : "Je dois vous prévenir honnêtement : certaines scènes ce soir vont partir dans tous les sens. Ce n'est pas un bug. C'est exactement le sujet."
À éviter absolument
  • Toute phrase qui commence par "Ce soir, on va explorer..." — sonner TED talk sérieux brise la magie en Séquence 1.
  • Expliquer les règles trop longtemps. Une règle, une phrase. Pas de "c'est-à-dire que..."
  • La phrase "l'improvisation comme outil de transformation organisationnelle" — si ces mots sortent, tout le monde décroche.
02 MIXTE 0:15 – 0:30 15 min

Pilier 2 — Dire OUI

La Réunion du Lundi

Partie écrite — 3 min

La métaphore de la réunion du lundi

"Combien de fois par semaine entendez-vous ces quatre mots : 'Oui, mais...' ? En réunion. En brief. En comité de direction. 'Oui mais ce n'est pas dans le budget.' 'Oui mais on a toujours fait comme ça.' 'Oui mais tu vois pas le problème.' 'Oui mais c'est compliqué.'"

"Je vais vous annoncer quelque chose de révolutionnaire que j'ai découvert après 10 ans de réunions publicitaires à 14 personnes autour d'une table pour décider de la couleur du bouton. Ce 'Oui, mais' — c'est juste un non. Un non poli. Un non qui porte une cravate. Un non qui sourit mais ferme la porte."

"En impro, il n'y a pas de 'non'. Ou plutôt : le 'non' existe, mais il devient automatiquement 'Oui, ET...'. Et une scène qui semblait morte devient vivante en trois secondes. D'ailleurs — avant le show, vous avez nourri la machine. Vos secteurs. Vos collègues relous. Vos sujets de réunion qui n'auraient jamais dû exister. Tout ça est là-dedans."

[Thomas montre le bouton]

"Et moi, je ne sais absolument pas ce qui va apparaître. Vous, vous le verrez en même temps que moi sur l'écran. Donc vous saurez exactement dans quelle merde je suis — avant moi."

Catégorie d'improvisation — 8 à 10 min

"LE MOT IMPOSÉ × LA RÉUNION" (catégorie classique d'impro)

Principe : Thomas joue une réunion d'entreprise en solo — il incarne tous les personnages en changeant de place physique sur scène (le manager enthousiaste, le comptable allergique, l'expert qui parle trop, le stagiaire qui regrette d'avoir parlé). Les réponses du public ont été collectées AVANT le show via change-show.fr : secteurs d'activité, prénoms de collègues relous, sujets de réunion inutiles. À tout moment, Thomas appuie sur le bouton physique : une de ces réponses s'affiche simultanément sur l'écran salle ET sur son retour. Il la découvre en même temps que le public. Il DOIT l'intégrer dans la scène dans les 10 secondes — sans casser le fil, sans commenter, en restant dans le personnage actif.

Mécanique scénique : Thomas appuie 5 à 8 fois pendant la séquence. Chaque mot imposé agit comme un "switch de contrainte". L'app mélange les trois types de réponses (secteur / prénom / sujet inutile) — Thomas ne sait jamais QUEL type va tomber. Si "Gérard" apparaît pendant que le comptable parle, le comptable doit absorber Gérard. Si "l'industrie du hamac" tombe, Thomas peut switcher de personnage pour l'intégrer — le switch EST la source comique. La demi-seconde où Thomas lit le mot, où son visage trahit la surprise, où la salle VOIT qu'il ne s'y attendait pas — c'est le coeur du mécanisme comique.

Rythme : Premiers appuis espacés (laisser la scène s'installer, installer les personnages). Puis accélération — les 3 derniers appuis rapprochés pour créer une surcharge comique où Thomas doit jongler avec un secteur, un prénom ET un sujet en même temps. Le chaos contrôlé.

Inputs à demander au public
Collectés AVANT le show via change-show.fr — aucune demande au public en live
3 pools de réponses : secteurs d'activité / prénoms de collègues qui disent toujours non / sujets de réunion inutiles
Thomas appuie sur le bouton → l'app tire une réponse au hasard parmi les 3 pools → surprise totale
📱 Inputs via l'app (change-show.fr)

Le régisseur active la séquence « Réunion ». Thomas appuie sur son bouton physique → une réponse du public s'affiche sur l'écran salle + retour. Il ne sait pas ce qui va apparaître.

« Dans quel secteur tu travailles ? »
« Le prénom du collègue qui dit toujours non ? »
« Un sujet de réunion qui méritait pas une réunion ? »

→ Réponses courtes (3 mots max). Thomas les découvre en direct et les intègre dans la scène. La surprise sur son visage = comique garanti.

Mécanisme du bouton

Actif. Thomas appuie spécifiquement sur les moments de blocage, refus, "oui mais" dans la scène. Il peut se tendre un piège à lui-même en appuyant quand un personnage est particulièrement obtus — forçant un virage à 180° imposé par le mot du public.

Débrief écrit — 2 min

"Vous venez de voir ce que le 'Oui, et...' change. Ce n'est pas de la naïveté — dire oui à tout n'est pas la leçon. La leçon, c'est que le 'oui' d'abord change l'énergie de la pièce. Et l'énergie de la pièce, c'est tout."

"Demain matin : remplacez mentalement un seul 'Oui mais' par 'Oui, et si on...'. Juste un. Et observez ce que ça déplace."
😂

Potentiel Comique

Ce qui va forcément faire rire
  • La micro-réaction de Thomas quand le mot apparaît : cette demi-seconde où il lit, où son visage change, où la salle VOIT qu'il ne s'y attendait pas — c'est de l'or. Plus le mot est décalé par rapport à la scène en cours, plus le regard de Thomas vers le public est drôle. Ne jamais commenter ("oh c'est dur") — juste le visage qui accuse le coup, puis l'intégration fluide.
  • Les archétypes de réunion poussés à l'extrême : tout le monde a vécu ces personnages. Le comptable qui sort ses ratios à n'importe quel moment. L'enthousiaste qui n'a clairement pas réfléchi. L'expert qui répond à chaque question par une question plus longue. Plus c'est précis et excessif, plus la salle se reconnaît.
  • Le prénom du collègue qui tombe au mauvais moment : si "Gérard" apparaît pendant que le manager est en plein discours motivationnel, il doit intégrer Gérard immédiatement — "et c'est exactement ce que Gérard nous disait la semaine dernière" — la salle explose parce que C'EST LEUR Gérard, celui qu'ILS ont soumis.
Situations absurdes à exploiter
  • Le sujet de réunion inutile traité comme un sommet du G7 : si le bouton affiche "choix de la machine à café", Thomas joue une réunion de crise internationale sur ce sujet — la disproportion est irrésistible. Chaque personnage a un avis tranché sur la machine à café.
  • L'accumulation en fin de séquence : quand Thomas accélère les appuis et doit jongler avec 3 mots en 30 secondes — un secteur, un prénom et un sujet qui n'ont rien à voir — la surcharge cognitive visible sur scène EST le spectacle. Le public guette le moment où il va craquer.
  • Le "Oui mais" utilisé 14 fois de suite par un même personnage — de plus en plus vite, de plus en plus automatique — jusqu'au moment où même ce personnage se rend compte qu'il n'écoute plus ce qu'il dit.
Pièges comiques à tendre
  • Appuyer sur le bouton au PIRE moment possible — en plein milieu d'une tirade du manager, pile quand un personnage est au sommet de son émotion. L'interruption mécanique du bouton qui force un virage à 180 degrés = comique de rupture maximal.
  • L'auto-sabotage délibéré : Thomas appuie sur le bouton en plein milieu d'une tirade de personnage — il doit changer de cap ET intégrer un nouveau mot. Double contrainte auto-imposée, double surprise, double rire.
  • Jouer le manager qui commence avec "Je vais être bref..." puis appuyer sur le bouton immédiatement — le mot qui tombe rallonge forcément la réunion. Le manager n'est jamais bref.
03 MIXTE 0:30 – 0:45 15 min

Pilier 4 — Écouter

L'Histoire qui se construit

Partie écrite + exercice — 3 min

L'état naturel de "l'écoute" en réunion

"Je vais vous parler pendant 60 secondes. Votre mission : pensez à autre chose. Laissez votre esprit aller où il veut. N'écoutez pas."

[Thomas parle pendant 60 secondes sur un sujet quelconque — les nuances de gris dans les parquets d'open space, par exemple]

"Levez la main si vous avez pensé à autre chose au moins une fois."

[Pratiquement toutes les mains se lèvent]

"Félicitations. Vous venez de recréer une réunion d'entreprise standard avec un taux de participation exceptionnel."

"Je ne vous demandais PAS d'écouter — et vous n'avez pas écouté. Maintenant imaginez que je vous demande d'écouter. Imaginez votre chef qui vous demande d'écouter. Est-ce que ça change quelque chose ? Non. L'injonction à écouter est aussi efficace que l'injonction à avoir des idées créatives un vendredi à 17h."

"Alors on va faire autrement. Avant le show, on vous a demandé un truc improbable dans un couloir de bureau. Vous avez répondu. Et maintenant vos réponses sont là-dedans."

[Thomas montre le bouton]

"Je vais vous raconter une histoire. Et à chaque fois que j'appuie, un de vos trucs improbables va débarquer dans mon récit. Je ne sais pas ce que c'est. Je ne sais pas quand ça arrive. Mais je dois tout écouter, tout intégrer, tout tisser. Exactement ce que personne ne fait en réunion."

Catégorie d'improvisation — 10 min

"LE CADAVRE EXQUIS NARRATIF" (catégorie classique d'impro)

Principe : Thomas commence une histoire de bureau — un récit narratif avec personnages, décor, tension dramatique. À chaque appui sur le bouton, un "truc improbable dans un couloir de bureau" (soumis par le public AVANT le show via change-show.fr) apparaît simultanément sur l'écran salle et sur le retour de Thomas. Il le découvre en même temps que le public. C'est un PIVOT obligatoire : l'élément improbable doit entrer dans l'histoire dans les secondes qui suivent, sans rupture narrative, sans commentaire méta. Thomas doit tisser l'absurde dans le fil du récit comme si c'était toujours prévu.

Mécanique scénique : Thomas appuie 6 à 8 fois pendant la séquence. Chaque appui est un virage narratif imposé — comme dans un cadavre exquis, sauf que Thomas est SEUL à porter la cohérence du récit. La salle voit l'élément s'afficher et GUETTE comment il va l'intégrer. Le plaisir du public est double : la surprise de l'élément + l'admiration/amusement de voir Thomas le tisser dans l'histoire. Plus l'histoire avance, plus le récit accumule des éléments absurdes qui doivent TOUS rester cohérents entre eux.

Rythme : Les 3 premiers appuis espacés (construire le monde, les personnages, les enjeux). Puis accélération progressive — les derniers appuis rapprochés transforment l'histoire en avalanche surréaliste. Le dernier appui doit tomber juste avant la conclusion pour forcer une chute impossible.

Inputs à demander au public
Collectés AVANT le show via change-show.fr — aucune demande au public en live
1 pool de réponses : "Un truc improbable dans un couloir de bureau ?" (3 mots max)
Thomas appuie sur le bouton → l'app tire une réponse au hasard → pivot narratif obligatoire
📱 Inputs via l'app (change-show.fr)

Le régisseur active la séquence « Histoire ». Thomas appuie sur son bouton → un truc improbable apparaît sur l'écran salle + retour.

« Un truc improbable dans un couloir de bureau ? »

→ Réponses courtes (3 mots max). Chaque appui = un pivot narratif. Thomas tisse l'élément dans l'histoire en direct. Surprise totale.

Mécanisme du bouton — Spécial narration

Actif — Thomas contrôle le rythme. Chaque appui injecte un élément improbable du public dans le récit. Thomas peut varier l'usage : parfois l'appui force un virage narratif (changement de genre, de ton, de point de vue), parfois il injecte un objet ou un personnage. C'est Thomas qui décide quand la pression monte — et il peut s'auto-saboter en appuyant au pire moment pour maximiser le chaos narratif qu'il devra résoudre en temps réel.

Débrief écrit — 2 min
"Cette histoire existe grâce à tout le monde. Aucun d'entre vous ne l'aurait créée seul. L'écoute n'est pas une politesse — c'est une stratégie créative."
😂

Potentiel Comique

Ce qui va forcément faire rire
  • L'exercice d'"inattention" au début : toutes les mains levées + la réplique sur "la réunion standard avec 100% de participation" = rire de reconnaissance garanti. Ce moment doit être joué avec un calme parfait — pas de jugement dans le ton, juste du constat.
  • Le moment où l'élément improbable apparaît à l'écran : la salle le lit en même temps que Thomas. Tout le monde SAIT ce qui va débarquer dans l'histoire. Thomas ne le sait que depuis une seconde. La tension entre "il a vu" et "comment il va s'en sortir" est la mécanique comique centrale — chaque appui bouton est un mini-cliffhanger.
  • L'intégration fluide d'un élément absurde avec un naturel total : si le bouton affiche "un flamant rose", Thomas continue son récit sans sourciller — "et c'est à ce moment précis qu'un flamant rose est apparu dans le couloir du 3e étage, ce qui, honnêtement, n'était pas le plus surprenant de cette semaine." Le sérieux imperturbable face à l'absurde = rire garanti.
Situations absurdes à construire
  • L'effet boule de neige : au 5e ou 6e appui, l'histoire contient déjà 4-5 éléments absurdes qui doivent TOUS coexister. Le récit devient un univers parallèle cohérent dans son absurdité. Plus Thomas maintient le sérieux narratif, plus la salle rit — parce que tout le monde voit la structure craquer sous le poids de l'accumulation.
  • Le callback inattendu : quand Thomas relie un nouvel élément du bouton à un élément précédent — "et bien sûr, le flamant rose du couloir était en fait le cousin du stagiaire mentionné plus tôt" — la salle explose parce que la cohérence absurde est un plaisir cognitif.
  • Le dernier appui juste avant la chute : Thomas construit vers une conclusion logique, appuie une dernière fois, et doit intégrer un dernier élément improbable dans sa chute narrative. L'impossible résolution = le climax comique de la séquence.
Piège comique à tendre
  • Faire croire que l'histoire est terminée — baisser le ton, ralentir le rythme, dire "et c'est ainsi que..." — puis appuyer une DERNIÈRE fois sur le bouton avec un sourire en coin. La salle sait ce qui va se passer. Thomas sait que la salle sait. Ce pacte de complicité silencieuse avant le chaos final est un pic comique.
  • Le double appui rapproché : Thomas appuie deux fois en quelques secondes — deux éléments improbables débarquent, il doit intégrer les deux simultanément tout en maintenant le fil narratif. La surcharge volontaire est un spectacle en soi.
04 MIXTE 0:45 – 0:58 13 min

Pilier 3 — L'Échec

Le Rebond

Partie écrite — 3 min

Le post-mortem version entreprise vs version impro

"Combien d'entre vous ont déjà participé à un post-mortem de projet ? Ces réunions où tout le monde arrive avec la mine de quelqu'un qui va aux funérailles d'un projet qu'il a tué lui-même mais dont il ne dira rien ?"

"En entreprise, l'échec est une honte. On ne le dit pas comme ça, évidemment. On dit : 'apprentissage'. On dit 'pivot'. On dit 'ajustement stratégique'. Ces mots ont une chose en commun : ils permettent de ne jamais prononcer les vrais mots. Les vrais mots, c'est : on s'est plantés. Complètement. Et devant tout le monde. Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?"

"En improvisation, l'échec n'existe pas. Pas parce qu'on est nuls et qu'on rate jamais. Mais parce qu'une scène qui part de travers, c'est juste une scène qui tourne autrement. Et 'autrement', c'est souvent plus intéressant que 'comme prévu'."

"Avant le spectacle, vous avez partagé vos plus beaux ratés professionnels via l'app. En toute honnêteté, en deux-trois mots. Et moi, je n'ai aucune idée de ce que vous avez écrit. J'ai juste ce bouton."

[Thomas montre le bouton]

"À chaque fois que j'appuie, un de vos ratés apparaît sur l'écran. Je le découvre en même temps que vous. Et je dois le transformer — en direct — en quelque chose de positif. Le désastre devient opportunité. Ou pas. On va voir."

Catégorie d'improvisation : LA TRANSFORMATION — 8 min

"LE REBOND" — Le Replay Inversé

Thomas appuie sur le bouton. Un "raté pro" du public apparaît sur l'écran — en deux-trois mots brutaux (ex : "lancement raté", "présentation plantée", "mail au mauvais client"). Thomas le découvre en même temps que la salle. Temps de lecture. Regard vers le public. Sourire ou grimace — la réaction est authentique, c'est la première source comique.

Puis Thomas entre dans la scène : il rejoue le désastre avec le ton du JT de 20h, grave, solennel — et le transforme en opportunité incroyable. C'est le principe du Replay Inversé en impro : même situation, issue opposée. Le plantage devient triomphe.

Après le premier rebond, Thomas s'arrête et dit "Est-ce que c'est suffisant pour vous ?" — en regardant la salle. Puis, sans attendre de réponse, il appuie à nouveau sur le bouton → nouveau raté → nouvelle transformation. Chaque appui relance la machine. Thomas peut aussi décider de pousser un rebond encore plus loin avant de passer au raté suivant — c'est lui qui sent le rythme. 3 à 4 ratés en 8 minutes.

Inputs à demander au public
Collectés AVANT le spectacle via l'app change-show.fr : "Ton plus beau raté pro en 2-3 mots ?"
Les réponses sont courtes (3 mots max) → impact visuel immédiat sur l'écran quand Thomas appuie
📱 Inputs via l'app (change-show.fr)

Le régisseur active la séquence « Rebond ». Thomas appuie sur son bouton physique → un raté pro apparaît à l'écran. Chaque appui = nouveau raté = nouvelle scène.

« Ton plus beau raté pro en 2-3 mots ? » (ex: "lancement raté", "mail au DG", "demo crashée")

→ La surprise de Thomas quand il découvre le raté = première source comique. La transformation en opportunité = deuxième source. Thomas contrôle le rythme des appuis — il peut accélérer pour maximiser la pression.

Mécanisme du bouton

Actif — Thomas contrôle le rythme. Le bouton tire les ratés. Thomas juge lui-même quand un rebond mérite d'être poussé plus loin — il peut relancer la transformation du même raté en forçant un angle encore plus radical avant d'appuyer à nouveau. Ou il peut appuyer immédiatement pour enchaîner. C'est cette maîtrise du timing qui crée la montée en puissance.

Débrief écrit — 2 min
"Ce muscle du rebond — de la réinterprétation — se développe. Ce n'est pas une qualité innée des gens cool. C'est une discipline. Une question posée systématiquement : 'Qu'est-ce que cette contrainte m'ouvre que je n'aurais pas eu sans ça ?'"
😂

Potentiel Comique

Ce qui va forcément faire rire
  • La découverte du raté sur l'écran : Thomas appuie sur le bouton, se retourne, lit le raté — et sa réaction authentique (grimace, rire nerveux, "oh non...") est la première vague de rire. Il ne sait PAS ce qui va s'afficher. Puis il prend le ton du JT de 20h pour annoncer le désastre avec le sérieux d'un communiqué de crise. L'écart entre les 2-3 mots bruts et la solennité du traitement = distanciation comique immédiate.
  • La description du post-mortem d'entreprise : la description de "la réunion où tout le monde arrive avec la mine de quelqu'un qui va aux funérailles d'un projet qu'il a tué lui-même" — précis et universel.
  • L'accumulation des euphémismes pour "on s'est plantés" : pivot, ajustement stratégique, apprentissage... jouée avec une collection croissante et un ton de plus en plus absurde.
Mécanique de rebond comique
  • Exagérer la catastrophe au maximum avant de rebondir : plus le désastre est dramatisé, plus la transformation en "opportunité" est jouissive. "Mail au mauvais client" → jouer la scène comme si c'était la plus grande crise diplomatique depuis la Guerre froide — puis rebondir.
  • Le rebond doit être délibérément disproportionné : "Et c'est comme ça que l'envoi accidentel de ce mail au DG a conduit directement à la restructuration la plus brillante de l'histoire du CAC 40." Absurde mais crédible dans la forme.
  • Le rythme bouton → réaction → scène → rebond → re-appui crée une montée en puissance naturelle. Chaque nouveau raté doit être traité avec encore plus de conviction que le précédent.
  • Si Thomas sent qu'un rebond peut aller encore plus loin : il pousse l'absurde un cran au-dessus avant d'appuyer à nouveau. Si le raté est épuisé : appui immédiat → reset total → on repart de zéro avec un nouveau désastre.
Gestion du sujet sensible
  • Si la situation d'échec proposée est personnellement sensible, jouer sur la distanciation totale : "Je vais traiter cette situation avec le respect et la gravité qu'elle mérite — c'est-à-dire en en faisant une comédie musicale." Ce pivot méta annoncé détend tout.
05 MIXTE 0:58 – 1:08 10 min

Pilier 1 — Lâcher-prise

L'Expert Fantôme

Partie écrite — 2 min

La cage dorée de l'expertise

"La zone de confort. Tout le monde vous dit : 'Sortez de votre zone de confort !' Comme si c'était simple. Comme si le fait de le dire suffisait. Comme si les gens répondaient : 'Ah voilà, je n'y avais pas pensé, je sors immédiatement.'"

"Le problème de la zone de confort, c'est qu'elle a un autre nom en entreprise. Elle s'appelle l'expertise. 'Ce n'est pas mon domaine.' 'Je ne suis pas qualifié pour ça.' 'Laissons ça aux spécialistes.' Ces phrases sont respectables. Elles sont aussi, parfois, la façon la plus élégante au monde de ne rien risquer."

"Avant le spectacle, vous avez partagé via l'app votre domaine d'expertise absurde. Je n'ai aucune idée de ce que vous avez écrit. Mais dans quelques secondes, je vais appuyer sur ce bouton, et je vais devenir instantanément l'expert mondial de ce qui apparaît. Un domaine où je ne connais absolument rien. Vous allez voir ce que le lâcher-prise produit quand on décide de faire confiance à ce qui vient — plutôt que de rester figé dans ce qu'on sait déjà."

Catégorie d'improvisation : LA CONFÉRENCE — 6 min

"L'EXPERT FANTÔME" — La Conférence

Thomas appuie sur le bouton. Un "domaine d'expertise absurde" apparaît sur l'écran (ex : "psychologie des post-its", "yoga de bureau", "sommelier de PowerPoint"). Thomas le découvre en même temps que la salle — temps de lecture, réaction authentique — puis se transforme instantanément en l'expert mondial le plus convaincant de ce domaine. C'est LA CONFÉRENCE, la catégorie reine de l'improvisation.

TED Talk improvisée complète : slides imaginaires dessinés dans l'air avec un pointeur laser invisible, statistiques inventées avec une précision ridicule ("73,4% des participants à notre étude de 2019 ont confirmé..."), anecdotes personnelles de terrain fabriquées de toutes pièces. Le public peut l'interrompre avec des questions "d'experts" pointues. Thomas répond sans jamais abandonner le personnage ni l'assurance.

Le coup de théâtre : Thomas peut appuyer à nouveau sur le bouton en pleine TED Talk → un nouveau domaine apparaît → il doit changer de sujet sans transition, avec la même conviction totale, comme si ce nouveau domaine avait toujours été le sujet de sa conférence. Chaque appui = pivot instantané. La salle voit Thomas naviguer entre des expertises impossibles sans jamais perdre son assurance.

Inputs à demander au public
Collectés AVANT le spectacle via l'app change-show.fr : "Ton domaine d'expertise absurde ?" (réponses courtes, 3 mots max)
Les questions d'experts peuvent venir du public EN DIRECT pendant la TED Talk — spontanées, non collectées
📱 Inputs via l'app (change-show.fr)

Le régisseur active la séquence « Expert ». Thomas appuie sur son bouton physique → un domaine d'expertise absurde apparaît à l'écran. Il peut appuyer à nouveau en pleine TED Talk pour changer de domaine sans prévenir.

« Ton domaine d'expertise absurde ? » (ex: "yoga de bureau", "psychologie post-its", "CEO du fromage")

→ La surprise de Thomas quand il découvre le domaine = première vague de rire. Sa transformation instantanée en expert = deuxième vague. Le changement de domaine en pleine conférence sans perdre sa conviction = troisième vague.

Mécanisme du bouton

Actif — Thomas maîtrise le timing. Le bouton permet à Thomas de changer de domaine quand il le décide. C'est de l'auto-sabotage pur : il choisit le moment de s'imposer un nouveau domaine — souvent au pire moment possible, en pleine envolée d'expert. Il peut appuyer en milieu de phrase, en plein crescendo émotionnel, au moment où sa crédibilité est maximale. Dans tous les cas, il doit faire semblant de n'avoir jamais parlé d'autre chose, avec la même conviction totale.

Débrief écrit — 2 min
"Ce n'était pas de la magie. C'était du lâcher-prise. La confiance en soi ne vient pas du fait de savoir — elle vient du fait de faire confiance au fait qu'on trouvera. C'est exactement ça, sortir de la zone de confort."
😂

Potentiel Comique

LA SÉQUENCE LA PLUS DRÔLE
Ce qui va forcément faire rire
  • La découverte du domaine sur l'écran : Thomas appuie, se retourne, lit — et sa réaction authentique (incrédulité, excitation feinte, "Ah ! Mon domaine de prédilection !") est la première vague. Le public sait que Thomas ne savait pas. Thomas sait que le public sait. Cette complicité partagée est le moteur de toute la séquence.
  • Les statistiques inventées avec une précision ridicule restent une mine d'or. "73,4% des participants à notre étude longitudinale de 24 mois sur le yoga de bureau — avec un échantillon représentatif de 2.847 pratiquants dans 14 pays — ont confirmé que la posture du pigeon devant l'imprimante réduit le stress de 34%." Précision absurde = hilarité garantie.
  • Le pointeur laser invisible sur des slides imaginaires : Thomas désigne dans l'air des graphiques que personne ne voit, avec la conviction d'un speaker TED de premier plan. La salle voit exactement ces slides dans sa tête.
  • Le changement de domaine en pleine phrase : Thomas appuie sur le bouton au milieu de sa conférence. Nouveau domaine. Il ne cille pas. Il enchaîne comme si de rien n'était. "Et c'est d'ailleurs ce que confirment nos études sur... [lit l'écran] ...la biomécanique du coupage de cheveux en quatre. Exactement." La continuité impossible de ton face au changement total de sujet = comique de rupture maximal.
  • Les questions d'expert du public : la peur dans les yeux de Thomas suivie d'une réponse assurée et totalement absurde reste le coeur comique de la séquence. Encore plus drôle quand le domaine vient de changer 10 secondes avant.
Architecture de la TED Talk absurde
  • Intro héroïque : "Je m'appelle Thomas Pons, et depuis 2011, je consacre ma vie à comprendre ce que personne d'autre n'a osé étudier." — dit avec la gravité de quelqu'un qui annonce avoir trouvé le remède contre le cancer.
  • La révélation : "En 2019, notre équipe a fait une découverte bouleversante..." — pause théâtrale — "...que je vais vous révéler maintenant, gratuitement, alors que les grandes entreprises nous offrent des millions pour la garder secrète."
  • L'anecdote terrain : "Je me souviens d'être en Corée du Sud — c'était lors de ma 3ème conférence internationale sur le sujet — quand un cadre dirigeant m'a pris à part..."
  • Le slide phare : [désigne dans l'air] "Ce graphique — que certains considèrent comme le graphique le plus important de cette décennie — montre clairement que..."
Pièges comiques à tendre
  • Inviter le public à poser des questions à "l'expert" : "Posez-moi TOUTES vos questions. Je suis le spécialiste mondial, j'ai les réponses." — les questions sincères du public face aux réponses totalement inventées de Thomas = dynamique comique imparable.
  • Thomas s'appuie le bouton à lui-même au pire moment possible : au milieu d'une anecdote particulièrement engagée, d'une statistique à 4 décimales, ou d'un moment d'émotion feinte. L'auto-sabotage volontaire est encore plus drôle que le sabotage externe.
  • Si le bouton arrive au milieu d'une statistique : reprendre immédiatement avec les mêmes chiffres mais pour le nouveau domaine — "Et d'ailleurs, dans le domaine de la musicothérapie pour imprimantes laser, les mêmes 73,4%..." La persistance des chiffres d'un domaine à l'autre est un running gag en or.
06 ÉCRIT + MICRO-IMPRO 1:08 – 1:15 7 min

Finale

Et maintenant ?

Micro-impro finale — 2 min

La Récapitulation Improvisée + Le Dernier Mot

Thomas rejoue en 2 minutes une version ultra-condensée de la soirée entière — en intégrant les éléments les plus mémorables : le sujet de réunion (Séq. 2), le collègue difficile (Séq. 2), l'histoire collective (Séq. 3), la situation d'échec (Séq. 4), le domaine absurde (Séq. 5). Tout converge dans une scène impossible et délicieuse.

Le mot final du bouton : Au moment où la récap semble terminée, Thomas marque un temps. "Attendez. Il reste un mot. Un seul. Le dernier." Il appuie une ultime fois sur le bouton physique. Un mot-surprise apparaît sur son écran — tiré des réponses du public. Thomas l'intègre immédiatement dans une conclusion improvisée de 30 secondes. Ce mot inconnu devient le point final du spectacle, la boucle parfaite : le show a commencé par les mots du public, il se termine par un dernier mot du public.

Un clin d'oeil collectif. Un rappel que cette soirée est unique, co-écrite, et n'existera jamais ainsi ailleurs.

Monologue de clôture — 3 min

"Ce soir vous avez vécu quatre choses. Vous avez dit OUI — et vu ce que ça construit. Vous avez écouté — vraiment, pas poliment. Vous avez transformé un échec en porte. Et vous avez vu quelqu'un lâcher le script et tenir debout quand même."

"Et vous avez fait quelque chose d'autre. Avant même d'entrer dans cette salle, vous avez donné vos mots. Trois mots. Et ces mots ont nourri chaque scène. Vous n'avez pas assisté à ce spectacle — vous l'avez co-écrit."

"Ces quatre choses, elles ne s'arrêtent pas ce soir. Elles existent déjà dans votre quotidien professionnel. La question : est-ce que vous les activez — ou est-ce que vous attendez la prochaine conférence sur l'agilité pour en entendre parler ?"

"Je vous demande une chose. Une seule. Pas un plan de transformation. Pas un nouvel outil. Juste une phrase. Une intention pour demain matin."

[Silence. Thomas écrit la sienne sur scène — visible.]

"Ce soir vous avez improvisé le changement. Demain, c'est votre tour."
Inputs à demander au public
Dernier appui sur le bouton physique : un mot-surprise final tiré de l'app
Chaque spectateur note UNE phrase d'intention pour le lendemain (téléphone ou papier)
😂

Potentiel Comique

Ce qui va forcément faire rire
  • La micro-impro finale avec tous les éléments de la soirée : quand Thomas réintègre le nom du collègue difficile, le secteur, le domaine absurde dans une seule scène, la salle explose parce qu'elle se reconnaît dans l'oeuvre. C'est le moment le plus généreux du spectacle.
  • Le dernier appui sur le bouton : le suspense avant le mot final est un moment de tension comique pure. La salle retient son souffle. Si le mot est absurde ("comptabilité", "cantine", "photocopieuse"), Thomas doit le jouer avec une solennité de discours de prix Nobel — le décalage est garanti de faire exploser la salle.
  • La vanne sur les conférences sur l'agilité : "Pas un plan de transformation. Pas la prochaine conférence sur l'agilité pour en entendre parler." — auto-dérision méta qui montre que Thomas est conscient du genre qu'il joue.
Le cadeau de fin
  • Nommer les personnes qui ont contribué pendant la soirée — par leur prénom, par leur suggestion. "Grâce à [Prénom] qui nous a offert [le lama dans le bureau]. Grâce à [Prénom] qui était [le comptable bloquant]." La salle revit chaque moment et rit à nouveau.
  • La phrase finale doit être dit avec conviction mais sans solennité excessive — c'est la dernière vanne : le spectacle a fait rire, l'intention reste, mais le ton reste léger jusqu'au bout.

Le dispositif
change-show.fr

Le public remplit un questionnaire sur change-show.fr avant le spectacle (6 questions, 3 mots max par réponse). Ces mots alimentent les improvisations de Thomas via un bouton physique. Il ne sait jamais ce qui va s'afficher.

Le flow complet : du QR code au bouton

Étape Quand Quoi Qui
1 15-20 min avant Le QR code vers change-show.fr est projeté à l'écran + annoncé au micro par l'organisateur Organisateur
2 Pré-show Le public scanne et remplit le formulaire : 6 questions, 3 mots max par réponse. Anonyme. 90 secondes chrono. Public
3 Pré-show Les réponses sont stockées et classées par catégorie (reunion histoire rebond expert). Le régisseur vérifie le stock. App
4 Pendant le show Le régisseur sélectionne la catégorie active selon la séquence. Thomas appuie sur le bouton physique. Un mot aléatoire s'affiche sur son écran retour (invisible du public). Régie + Thomas
5 Pendant le show Thomas intègre le mot dans son improvisation — immédiatement, sans filet. Impro

Mapping : 6 questions → catégories → séquences

Question posée au public Catégorie Séquence Utilisation en impro
"Un sujet de réunion qui vous fait soupirer ?" reunion 02 Pilier OUI Sujet de la réunion improvisée
"Un mot qui décrit votre lundi matin ?" reunion 02 Pilier OUI Ambiance / contrainte de la scène
"Un rebondissement inattendu au travail ?" rebond 03 Pilier ÉCOUTE Contrainte injectée dans l'histoire collective
"Un échec professionnel en 3 mots ?" histoire 04 Pilier ÉCHEC Situation d'échec à rejouer / transformer
"Un domaine dans lequel vous seriez un faux expert ?" expert 05 Pilier LÂCHER Domaine d'expertise absurde pour la conférence TED
"Un mot qui résume votre entreprise ?" reunion 02 / 06 Mot polyvalent — réunion ou mot final de la récap

Maximiser les réponses & rôle du régisseur

QR

Projeter le QR code tôt

Afficher le QR code sur l'écran 15 à 20 minutes avant le show, dès que le public commence à s'installer. Les gens sortent leur téléphone naturellement en attendant — c'est le moment idéal. Ne pas attendre que la salle soit pleine.

Micro

L'annoncer au micro

L'organisateur fait une annonce claire : "Scannez le QR code à l'écran et répondez aux 6 questions. C'est anonyme, ça prend 90 secondes, et vos mots vont nourrir le spectacle de ce soir." Une annonce suffit si elle est bien faite. Deux si la salle se remplit tard.

Régie

Le rôle du régisseur

Avant le show : vérifier le stock de réponses par catégorie — minimum 10 par catégorie pour un confort d'impro. Pendant le show : changer la catégorie active selon la séquence en cours (reunion → rebond → histoire → expert). Surveiller le stock restant — si une catégorie est presque vide, le signaler à Thomas.

Brief

Briefing du client

Demandez au client l'industrie, le contexte interne, les sujets chauds. Ces infos aident Thomas à contextualiser les mots du public quand ils apparaissent. Le public adorera reconnaître sa réalité dans l'impro.

Guide pratique
du comédien

01

Maîtrise du rythme des appuis

Le bouton est TON outil — c'est toi qui décides quand la pression monte. Les premiers appuis doivent être espacés (laisser le temps de construire la scène, d'installer les personnages). Puis accélérer progressivement. Les derniers appuis d'une séquence rapprochés = surcharge comique maximale. Règle d'or : ne jamais appuyer par réflexe, toujours par intention scénique.

L'appui au PIRE moment possible est toujours le meilleur choix comique. En pleine tirade, en plein crescendo, en pleine émotion feinte.
02

L'art de l'auto-sabotage

La force du dispositif : Thomas est à la fois le performer ET le perturbateur. Le public doit sentir que tu te mets volontairement en danger. Deux niveaux : (1) l'appui stratégique — tu appuies quand tu sens que la scène est à son pic, pour forcer un virage spectaculaire. (2) l'appui kamikaze — tu appuies en milieu de phrase, sans filet, et tu dois intégrer le mot sans rompre le flux. Le niveau 2 est ce qui rend le show unique.

Chaque appui est une opportunité, jamais une punition. Ton énergie positive face au chaos auto-imposé est le message central.
03

Transitions écrit → impro

Ne changez pas de registre brutalement. Utilisez une phrase-pivot : "Assez de théorie. Voici ce que ça donne concrètement." ou "Vous ne me croyez pas ? Montrons-le."

La transition est une promesse. Faites-la sentir avant de la tenir.
04

Transitions impro → débrief

Après une scène improvisée, ne coupez pas l'énergie brutalement. 10-15 secondes de silence délibéré. Ensuite, le débrief nomme ce qui vient de se passer — pas ce qui aurait pu se passer.

Référencez des moments spécifiques de la scène avec les prénoms. Le public adore être rappelé.
05

Gestion des inputs difficiles

Certains inputs seront trop compliqués ou vides de sens. Accueillez-les toujours avec "Parfait." (jamais "Euh..." ou "Comment ?"). Puis transformez et assumez.

"Parfait" + reformulation est votre kit de survie universel pour tout input inattendu.
06

Relances en cas de blanc

Si vous êtes perdu, bougez physiquement, changez de posture, changez de lieu sur scène. En cas de vrai blanc : nommez-le. "Je viens de perdre le fil. C'est exactement de ça qu'on parle."

Nommer le blanc le transforme en démonstration, pas en erreur.
07

Adaptation selon le public

Adaptez l'énergie au secteur. Banque/Assurance : retenue, références formelles. Start-up/Tech : folie, références rapides. Santé : respect dans les situations d'échec. Le fond reste identique, la forme s'adapte.

Le briefing client pre-show vous donne la tonalité. Notez 3 mots-clés de leur culture.
08

Le timing des 1h15

Gardez un oeil sur l'heure à chaque transition. Les séquences improvisées sont compressibles ou extensibles. Si retard : raccourcissez le débrief (jamais la scène). Si avance : approfondissez le débrief avec une question.

Séquences 3 et 5 sont les plus flexibles. Ne jamais couper la finale — c'est le moment le plus précieux.

Tips Humour.
Maximiser le rire,
séquence par séquence.

Le rire est le vecteur pédagogique principal de CHANGE!. Ce guide pratique couvre les relances comiques, la gestion des différents types de publics, et comment exploiter chaque situation — y compris les ratés.

01

La règle de 3 — La structure comique universelle

La règle de 3 est la formule la plus efficace en stand-up. Deux éléments créent l'attente, le troisième la détourne. Elle fonctionne partout dans CHANGE!

Structure de base
"[Element A sérieux]. [Element B qui confirme]. [Element C qui détourne tout.]"
Exemple dans Séq. 1
"J'ai passé 10 ans à vendre du changement. J'ai co-animé des ateliers sur l'agilité. J'ai même eu un mug marqué 'Chief Change Officer'. — Aucune de ces choses n'a changé qui que ce soit."
Exemple dans Séq. 2
"'Oui mais ce n'est pas dans le budget.' 'Oui mais on a jamais fait ça.' 'Oui mais... [prénom du collègue difficile].' — Gérard a arrêté 14 projets en 3 ans. Gérard est dans toutes les entreprises. Gérard est peut-être dans cette salle ce soir."
Exemple dans Séq. 5
"Nos recherches ont été menées en France, au Japon, et en Belgique — parce que la Belgique est le seul pays où les gens nous ont laissé faire nos expériences sans trop poser de questions."
02

La chute et le rebond — Ne jamais finir sur le sérieux

Chaque monologue sérieux doit se terminer par une chute ou repartir par le bas avant de remonter. Le public doit toujours finir par rire — même après un moment de vérité.

Principe
Dire la vérité → Laisser atterrir → Chute légère → Rebond vers la suite. Le rire désamorce la résistance psychologique du public face au message.
Exemple concret
"L'écoute active est la compétence la plus sous-utilisée en entreprise." [pause] "Je dis ça — et la moitié d'entre vous vient de penser à autre chose." [pause] "Je vous vois."
Sur les débriefs post-impro
Ne jamais finir un débrief sur un message trop solennellement formulé. Finir avec une observation légère sur ce qui vient de se passer : "Et voilà. Vous venez d'apprendre quelque chose que des consultants facturent 1200€ la journée."
03

Exploiter un CHANGE! raté — La démonstration vivante

Quand une impro part dans tous les sens après un CHANGE!, ne pas récupérer immédiatement. Le laisser rater. Puis le nommer — c'est le Pilier 3 en direct.

Ce qu'il faut faire
Marquer un temps. Regarder la salle. Sourire. "Celle-là, elle était pour moi. — Et voilà exactement ce dont on parle : une scène qui part en vrille n'est pas une catastrophe. C'est du matériau. Reprenons."
Ce qu'il ne faut PAS faire
S'excuser. Minimiser. Passer vite à la suite. — La honte visible tue l'énergie de la salle. La confiance face au raté, au contraire, génère respect et rire.
La phrase de récupération universelle
"Bon. Ça, c'était gratuit. La vraie démo commence maintenant." [puis reprendre avec énergie maximale]
04

Public timide — Débloquer sans forcer

Un public timide n'est pas un public froid. C'est un public qui attend la permission. La job de Thomas : donner cette permission avec humour, pas avec injonction.

Situation : Le bouton ne donne rien d'exploitable
  • Si le mot affiché est trop court ou vague : le jouer avec une solennité absurde — "Ce mot. Ce mot change tout. Permettez-moi de vous expliquer pourquoi." — plus le mot est banal, plus le traitement sérieux est drôle.
  • Si Thomas sent que l'énergie baisse : enchaîner deux appuis rapides — la surcharge relance la dynamique.
  • Commenter le bouton lui-même : "Ce bouton, c'est la métaphore parfaite du changement : tu sais que ça va faire mal, et tu appuies quand même."
Situation : Personne ne propose d'input
  • Poser une question fermée avant une ouverte : "Levez la main si vous avez déjà eu une réunion de plus de 2h. OK. Donc vous avez tous vécu ça. Quelqu'un veut choisir le secteur ?"
  • Proposer vous-même une option absurde pour inciter quelqu'un à proposer mieux : "Je vais décider que c'est l'industrie des poulaillers industriels — sauf si quelqu'un a une meilleure idée dans les 3 secondes."
  • Mettre en compétition : "Qui a le secteur le plus improbable ?"
05

Public surexcité — Jouer avec la pression sans la couper

Un public surexcité est un cadeau. Ne jamais le refroidir. L'utiliser, le dépasser, jouer avec lui.

CHANGE! toutes les 20 secondes
Tenir 2-3 secondes de plus dans la scène avant de céder — avec une expression de "j'entends mais je résiste" — puis céder avec flamboyance. La salle adorera avoir "gagné" ce bras de fer.
Plusieurs CHANGE! en même temps
Regarder à gauche, à droite, mimique de "trop de changements en même temps" : "Voilà. C'est exactement comme une journée en entreprise quand trois chefs donnent des directions différentes." — puis choisir un CHANGE! en le désignant.
Input trop enthousiastement proposé
Accueillir l'enthousiasme avant l'input : "J'adore déjà cette personne." — puis utiliser l'input, même s'il est improbable.
06

Relances comiques entre séquences

Les transitions entre séquences sont des micro-moments de stand-up. Elles ne doivent pas être des "leçons" mais des ponts vivants.

Après l'Ouverture Bomb (Séq. 0)
→ Séq. 1 Intro
"Bon. Maintenant que vous savez que je ne suis pas prévisible — laissez-moi vous expliquer qui je suis. En 7 minutes. Chronomètre."
Après l'Intro (Séq. 1)
→ Séq. 2 Réunion
"Maintenant, j'ai besoin de savoir dans quel secteur vous travaillez. Parce que ce que je vais jouer dans 30 secondes va ressembler à votre quotidien. Et je veux être précis."
Après la Réunion (Séq. 2)
→ Séq. 3 Écoute
"Le 'Oui, et...' ne fonctionne que si vous écoutez ce que vous acceptez. Sinon vous dites oui à rien, ce qui est poli mais inutile. Voyons où en est votre écoute."
Après l'Histoire (Séq. 3)
→ Séq. 4 Échec
"Je vais maintenant avoir besoin de quelque chose de plus courageux de votre part. Un vrai échec. Anonyme si vous voulez. Mais réel."
Après le Rebond (Séq. 4)
→ Séq. 5 Expert
"Vous venez de voir rebondir depuis l'échec. Le dernier obstacle : lâcher l'expertise. Le plus difficile. Donnez-moi un domaine où je ne sais absolument rien — et regardez."
Après l'Expert (Séq. 5)
→ Séq. 6 Finale
"Et voilà. 1h15 de changement permanent. Une dernière scène — celle-ci avec tout ce que vous m'avez donné ce soir."
07

L'autodérision — L'arme principale de Thomas

Thomas a un parcours en or pour l'autodérision : ex-publicitaire, Radio Nova, comédien d'impro qui parle à des comités de direction. Ces incongruités sont des mines comiques à exploiter systématiquement.

Le passé publicitaire

"J'ai écrit des slogans pour des marques qui vendaient du changement. Sans jamais rencontrer une seule personne qui avait changé grâce à elles. Mais les slogans étaient beaux."

Radio Nova

"J'ai contribué à Radio Nova. Ce qui m'a appris qu'avec la bonne musique derrière, n'importe quoi semble profond."

L'impro comme outil pro

"Je fais de l'improvisation depuis 10 ans. Et il y a 5 ans, quelqu'un a eu l'idée géniale de payer des gens pour regarder ça. Ce quelqu'un, c'était moi. L'idée n'était peut-être pas si géniale au début."

Parler à des comités de direction

"Je joue des personnages ridicules devant des gens en costumes à 3000€. Et ils paient pour ça. L'un de nous deux a clairement un problème de jugement — et le doute me profite."

Le concept du spectacle

"CHANGE! est une conférence sur le changement où le conférencier ne sait pas ce qui va se passer. C'est soit brillant, soit je n'ai pas eu le temps de préparer. Ce soir vous saurez lequel."

08

Banque de phrases de récupération universelle

Pour chaque situation imprévue, ces phrases permettent de rebondir avec humour sans perdre le fil ni l'énergie de la salle.

Blanc complet
"...Et voilà exactement à quoi ressemble un changement non préparé. Merci pour la démonstration." [puis reprendre]
Scène qui s'effondre
"Celle-là, elle était pour moi. La vraie démo commence maintenant."
Input incompréhensible
"Parfait. [pause] Je vais travailler avec la partie de cette phrase que j'ai comprise."
Trop de CHANGE! en même temps
"C'est exactement une journée en open space. Je prends celui de droite. Les autres gardez vos CHANGE! pour dans 30 secondes."
Un spectateur ne comprend pas les règles
"Pas de problème. C'est normal de ne pas avoir envie de changer — c'est humain. Continuons."
Débordement de temps
"Je vois l'heure. Je vais synthétiser ça de façon accélérée — ce qui est aussi une bonne métaphore pour la fin d'un projet."
Public qui rit à un moment non prévu
"Je retiens que vous trouvez ça drôle. [pause] C'est encourageant / préoccupant — je ne suis pas sûr."

Les 4 piliers
Mascarade

01

Lâcher-prise

Se libérer de ses croyances

Formulation scénique suggérée
"La zone de confort est le mensonge le plus confortable du monde. Elle vous dit que vous êtes en sécurité. Ce qu'elle ne vous dit pas, c'est ce que vous ratez chaque jour en n'essayant pas."
Application entreprise
  • Oser proposer une idée qui "n'a jamais été faite ici"
  • Prendre la parole dans une réunion où on ne se sent pas légitime
  • Changer un process utilisé depuis 10 ans parce qu'il est familier
  • Déléguer vraiment — sans micro-manager
02

Dire OUI

Accepter l'imprévu

Formulation scénique suggérée
"Le 'Oui, et...' n'est pas une technique de théâtre. C'est un acte de confiance. Confiance en l'autre, confiance en l'imprévu, confiance dans le fait que ce qui vient peut être meilleur."
Application entreprise
  • Remplacer "Oui, mais..." par "Oui, et comment on fait pour que ça marche ?"
  • Accueillir une idée hors-scope avant de l'évaluer
  • Accepter une mission imprévue sans résistance initiale
  • Changer de plan en réunion sans perdre le fil
03

Appréhender l'échec

Il n'existe pas — c'est une partie de l'histoire

Formulation scénique suggérée
"En improvisation, on ne dit jamais 'j'ai raté'. On dit 'intéressant'. Parce que tout ce qui se passe est du matériau. L'échec n'est une fin que si vous décidez de vous arrêter là."
Application entreprise
  • Transformer les réunions post-mortem en séances d'apprentissage
  • Documenter les échecs comme des actifs stratégiques
  • Récompenser l'essai, pas seulement le résultat
  • Créer un environnement où il est safe de rater vite et d'apprendre vite
04

Écouter

On ne construit que sa propre histoire sans écoute

Formulation scénique suggérée
"Écouter, vraiment écouter, c'est suspendre son propre film intérieur. C'est accepter que ce que l'autre dit peut transformer ce que vous pensiez savoir."
Application entreprise
  • Poser des questions avant de répondre
  • Reformuler avant de contre-argumenter
  • Laisser des silences en réunion — ils ne sont pas un échec
  • Écouter pour comprendre, pas pour répondre